29 mai 2012

Astrologie fondamentale : Le Cancer, maître des formes


I  La capture de la biche de Cérynée


Le mythe

Se tenant entre les piliers de la quatrième porte, Hercule assista à une querelle entre Artémis, déesse de la lune, et Diane la chasseresse des cieux. Elles se contestaient la propriété d’une jeune biche aux cornes d’or. Artémis prétendait avoir nourri et soigné la biche quand elle était jeune et sa rivale la réclamait car, ayant grandi, la biche était devenue utile.
La voie de son instructeur résonna alors à ses oreilles : « la biche appartient au Dieu Solaire dont tu vois le sanctuaire depuis cette porte, conduit là dans le sanctuaire où tu la déposeras ».
Chasser la biche n’était pas aussi simple qu’il y paraissait. Chaque fois qu’Hercule s’approchait de l’animal, Artémis ou Diane déjouaient ses efforts. La traque dura toute une année et jamais il ne put approcher l’animal. Mais un jour, il l’aperçue épuisée par sa fuite auprès d’un étang. Hercule décocha une flèche vers la biche et lui blessa la patte. Il put ainsi l’attraper et la serrer contre son cœur sans qu’elle ne se sauve.
Hercule revendiqua tout haut la possession de la biche ! Mais la voix de son instructeur ne tarda pas à se faire entendre : « la biche ne peut appartenir à l’homme, elle appartient aux dieux ». Hercule protesta, la biche était sienne par sa longue chasse ! « Tu es autant Dieu qu’homme Hercule, la maison de Dieu est donc aussi ta demeure, déposes y la biche ».
Il déposa donc la biche au centre du sanctuaire sacré de Mycènes.
Artémis, maitresse des formes, et Diane vinrent au temple revendiquer la propriété de la biche. Elles virent la biche étalée comme morte au centre du sanctuaire d’Apollon.
Hercule retourna auprès de son instructeur l’informant de l’accomplissement de sa tache. Arrivé auprès de ce dernier, il aperçu un jeune et frêle  faon aux cornes dorée sur une colline. « Ai-je accompli ma tâche ? » demanda-t-il. L’instructeur répondit « De par la nature de la tâche et de la biche, la recherche doit être fréquente. A maintes reprises ceux qui sont les fils des hommes tout comme les fils des dieux doivent chercher et porter la biche aux cornes dorées dans le sanctuaire des dieux. Va par delà la cinquième porte, ce travail est terminé.».


Analyse du mythe

Artémis, déesse de la lune, Diane la chasseresse et Apollon revendiquent tous trois la biche. Artémis représente le passé de la biche, sa jeunesse, l’instinct. Diane représente le présent de la biche, l’intellect. Apollon représente quand à lui le devenir de la biche, l’intuition.
Ces trois aspects sont les stades de l’évolution de la vie au sein de la forme. L’instinct, l’intellect, l’intuition puis la mort pour laisser place à une nouvelle forme (le jeune faon aperçu par Hercule).
La symbolique de la réincarnation est évoquée par l’instructeur à Hercule : à chaque naissance l’instinct nous gouverne, développer l’intuition est le but de chaque vie. Le travail d’Hercule n’était donc pas simplement d’attraper une biche mais de s’élever au niveau de l’intuition. L’intellect devenant l’outil par lequel se réalise l’intuition, l’instinct leur étant subordonné.
Il est intéressant de noter qu’Hercule met un an pour capturer la biche soit un cycle d’incarnation, symboliquement parlant.


II  Le Cancer


La symbolique du Cancer














Le crabe aux pinces d’or (Tintin)


En Grèce il est nommé le crabe, en Egypte le scarabée et en Inde le coléoptère. Il fut parfois appelé le cercueil en Hébreux et le tombeau de Lazare par les premiers Chrétiens. On peut reconnaitre dans chacun de ces symboles un certain enfermement au sein d’une carapace, d’une boite. C’est le symbolisme de l’âme qui s’incarne/s’enferme dans un corps formel. En accord avec cette image, le cancer construit les creusets qui vont abriter les âmes.
Au delà de l’aspect d’enfermement ou de prison, se dégage l’aspect d’incarnation dans le monde des formes. On pourra noter que le scarabée signifiait pour les égyptiens « qui vient d’être engendré » et que Lazare revient à la vie.


I3 : Instinct-Intellect-Intuition

Instinct :
Du latin instinctus dérivé, avec le préfixe in- de stinguere (« piquer »). Étymologiquement parlant, l’instinct est « ce qui pique ou anime le for intérieur ».
Définition : Mouvement intérieur qui les fait agir sans le secours de la réflexion pour accomplir des actes conformes à une espèce et adaptés à ses besoins.
Wikipédia

Comme évoqué plus haut, l’âme s’isole au sein d’un creuset afin d’évoluer dans cette forme. Dans un premier temps (en excluant la période homme animal) l’humain vit en conscience de masse, guidé par l’instinct. L’individu n’est pas différencié de cette masse homogène. Il n’y a pas encore de désirs personnels sinon ceux dictés par la masse. Les peuplades amérindiennes sont un exemple assez frappant de cet état d’homme assimilé à un groupuscule sans désir propre, animé par l’instinct de survie, migrant en fonction des saisons… Plus proche de nous, la Chine, l’Inde ou l’Afrique sont encore dans ce type conscience.


Intellect :
Du verbe latin intelligère (« discerner », « saisir », « comprendre »).
Définition : La faculté de l’âme qu’on nomme aussi entendement, faculté de connaître supérieure.
Wikipédia

Afin de s’extraire de cette masse, l’homme va développer l’intellect. Il est désormais libre de penser par lui-même et se considère enfin comme individualité. Il est de ce fait capable de donner son opinion et de percevoir ce qui est bien ou mal en fonction de ses critères personnels. La disparition des mariages arrangés par exemple fait état de ce passage à l’individualisation et au développement de l’intellect. Au niveau des civilisations nous baignons pleinement dans cette individualisation (Europe, Etats-Unis…).


Intuition :
Du latin intuitio (« acte de voir d’un seul coup d’œil »).
Définition : Toute connaissance non rationnelle, qui est automatique, innée et ne fait pas ou peu appel à la raison.
Wikipédia

Une fois individualisé, nous tendons vers la conscience de groupe. Conscience que l’on ne peut atteindre sans passer par ce séparatisme précédemment cité. Il n’existe pas de sociétés en conscience de groupes mais nous percevons, dans nos sociétés occidentale la nécessité de passer à quelque chose d’autre. Le besoin du collaboratif se fait sentir mais nous sommes trop ancrés dans nos désirs personnels pour tendre pleinement vers cela. Nous avons les moyens de dissoudre les formes qui n’ont plus lieu d’être mais la prise de conscience n’est pas encore en présence dans l’ensemble (ou majorité) de la population. Les problématiques telles que la faim, l’écologie, le racisme sont des problèmes liés aux formes mais sans prise de conscience nous ne pourrons les traiter.


Nous voici donc en présence de trois grands états de conscience dans l’évolution de l’humanité tout comme dans celle de l’individu au sein d’une vie ou de l’ensemble de ses vies. L’aspect humanité/société a été développé ci-dessus mais rapporté à un cycle de vie on perçoit très bien ces trois états : L’enfant qui est assimilé à sa famille et qui a les croyances de ses parents. L’adolescent ou jeune adulte qui se détache, prend position individuellement, s’oppose. Et l’homme devenu parent ’’responsable’’ qui vit en conscience de groupe et agit pour l’ensemble familial.
Ces trois états de conscience sont en astrologie symbolisés par :
Le cancer : conscience de masse
Le Lion : conscience de soi (ou conscience individuelle)
Le verseau : conscience de groupe
On peut donner à ces trois états les qualificatifs de vie en réaction, de développement de l’opinion personnelle et d’interaction avec les lois fondamentales (toute idée étant la partie intelligible d’une loi)
Il est important de ne pas confondre masse et groupe. Et de réaliser que pour passer du premier état au second il faut s’individualiser. La grande différence vient du fait que dans la masse l’homme subit, il survit et dans le groupe l’homme participe, il collabore avec le plan.


Cancer : créateurs de la forme 

« Inventons, il en restera toujours quelque-chose. »
Léonard (la BD)

Le cancer est donc, entre autre, celui qui construit les formes. Il va être à l’origine de la modélisation de toutes les formes, pas uniquement physiques. Il va aussi élaborer des formes émotionnelles et mentales. Pour ce faire, le cancer va vivre dans une utopie permanente et va faire preuve d’une grande créativité bien loin du côté routinier et passéiste qu’on lui alloue souvent. Il va au contraire chercher à percevoir de quoi doit être fait demain avec pour outil des échantillons de vécus contemporains.
Une fois ces formes mises en place, il va devoir les nourrir de lumière tant qu’elles ont lieu d’être et laisser mourir d’inanition celles qui n’on plus lieu d’être. Là se trouve la problématique du cancer ! Il est souvent attaché aux formes qu’il crée et éprouve de la difficulté à s’en séparer. Il va de soi que, comme pour les autres signes, le cancer évolué n’est pas sujet à ces difficultés. Le cancer ’’inferieur’’ tendra à conserver toute forme adaptant sa conscience à celles-ci et non l’inverse. Ces formes perdurent donc et c’est ainsi que nait la cristallisation de formes qui sont maintenues alors qu’elles n’ont plus de fonction propre autre que parasitaire. On peut citer le racisme et les religions comme exemples évidents de formes qui doivent se dissoudre et laisser place à de nouveaux modes de pensées.


De l’involution à l’évolution

Alice Bailey nous soumet deux phrases symboliques pour chaque signe. L’une vue par la forme et l’autre vue par l’âme. Le premier aspect du cancer qu’aborde AAB (la vue de la forme) est « que l’isolement soit la règle, et pourtant la foule existe ».
En involution, le cancer est totalement immergé dans la masse. Il n’a aucune pensée ni création individuelle. C’est un conservateur, patrimoine et traditions font partie de son quotidien. Au fil de son involution, le besoin de se détacher de la masse se fait sentir et il s’individualise. Il garde un certain instinct de conservation des formes et a du mal à les lâcher. Comme son archétype, il va s’abriter derrière ses formes.

L’aspect supérieur évoqué par AAB est « Je bâtis une maison illuminée et je l’habite ».
Evoluant, le Cancer va nourrir les formes qui sont nécessaire à l’évolution de l’ensemble et laisser mourir celles, abouties, qui n’ont plus lieu d’être. En bon architecte, il va façonner les formes de demain intuitivement sans identification à ses dernières.


III  Les portes du Cancer et du Capricorne

« Qui crie à la naissance, en mourant comprend pourquoi. »
Proverbe bulgare

A l’image de ce que nous avons déjà évoqué, la porte du cancer est celle par laquelle l’âme prend corps terrestre, s’incarne dans le monde formel. Cette porte est associée à la mère, celle qui enfante, qui donne naissance.
Le signe opposé au Cancer est celui du Capricorne. Par opposition, la porte du capricorne s’ouvre sur le monde de l’Esprit. Cette porte est associée au père de tout ce qui est, la grande vie une de l’univers. Le Capricorne est donc l’ouverture vers le monde de l’Esprit, la renaissance Spirituelle.
La raison de ce voyage est la conscientisation dans les formes de l’existence de l’âme. De cette action résulte la spiritualisation de la matière.



On observe deux grandes phases de vie, l’une formelle et l’autre spirituelle. La mort formelle n’est de fait que la renaissance en tant qu’âme, tout est question de point de vue.

Dieu a créé l'homme. Et ensuite, pour le remercier, l'homme a créé Dieu.
Le chat, Gelluck

14 mai 2012

Les Formes

Au sein de certains exposés, il va souvent être question de formes et de vie formelle (à travers les formes). Il est donc important de définir ce qu’est une forme avant de poursuivre plus avant. Nous avons déjà abordé les formes de façon très succincte dans un précédent exposé dont le schéma ci-dessous est tiré.



Forme :
Du latin forma, littéralement « ensemble des caractéristiques extérieures de quelque chose ».
Wikipédia


L’Ame est le fruit de la rencontre entre Esprit et Matière. Afin d’œuvrer au sein de la matière, elle va engendrer des formes. C’est par le biais de ces dernières que le travail de mise en lumière de la Matière pourra s’effectuer.
Quelles sont ces formes ?
On distingue dans un premier temps toutes formes physiques émotionnelles et mentales comme par exemple un corps humain, un loisir et l’éducation. On voit très bien l’évolution au sein de ces formes qui nous développent. L’évolution du corps humain (de la naissance à sa mort), le développement émotionnel et l’éducation personnelle. Sur une plus grande échelle, on peut identifier comme formes (ici aussi à titre d’exemple) la structure géométrique au sein du règne minéral, des phénomènes émotionnels mondiaux comme la haine raciale et l’émergence de l’éducation systématique. On voit ici des formes individualisées et des formes plus globales.
On distinguera aussi comme formes tout ce qui a trait au milieu ambiant dans lequel nous évoluons. La famille, le quartier, l’entreprise, le pays… Il est intéressant de noter ici que l’âme choisit sa famille au moment de l’incarnation. Elle se dirigera forcément vers une famille traitant la problématique principale qui la concerne (juste rapport avec l’énergie, juste expression émotionnelle, juste rapports humains dominant/dominé…). On peut retrouver au sein de sa famille proche (père et mère) la problématique première qui nous a poussés à nous incarner en son sein. Le plus grand défaut que l’on reconnait à ses parents (et particulièrement lors de notre adolescence) est la problématique première pour laquelle nous nous sommes incarnés. Il est important de noter que cette problématique se résoudra dans cette vie ou une prochaine voire qu’elle est déjà résolue (ce qui entrainerait l’émergence d’une nouvelle problématique familiale, et ainsi de suite). La constitution d’une nouvelle cellule familiale (le couple) est axée sur cette même problématique, l’autre cherchant aussi à résoudre ce même problème en collaboration. On entendra souvent dire que certains parents sont diamétralement opposés ce à quoi nous pouvons répondre que celui qui dépense sans compter et l’avare ont tout deux la même problématique à traiter.
On peut aussi considérer l’aura, le corps physique de l’âme comme un autre forme qui n’entre pas dans les deux catégories précédemment citées.

L’humain s’est souvent considéré comme étant (formellement) l’état le plus évolué toutes espèces confondues. Cette croyance est le propre de l’individualisation qui donne du pouvoir aux formes. Les dires tels que ceux de Gustave Flaubert (auteur de Madame Bovary) : « De la forme naît l’idée » nous démontrent l’importance donnée aux formes. Une idée est quelque chose qui découle d’une loi fondamentale. C’est portée par l’âme que l’idée s’incarne dans le monde formel et non l’inverse. La perception de cette dimension de l’Esprit qui nait avec l’évolution de l’homme permet d’affirmer : « de l’idée naît la forme » !

Pour finir, le signe astrologique symbolisant la prise de forme (l’incarnation) est le Cancer. Le sujet de la forme y sera à nouveau évoqué.

19 avril 2012

Rayons : du Tout à la Terre

Il y a une grande conscience, une grande vie à l’origine de tout. Cette vie se décline en sept rayons, sept qualités fondamentales imprégnant toutes formes. Au niveau du système solaire, les sept rayons sont transmis par le biais des sept étoiles de la grande ourse, chaque rayon étant relayé par le biais de trois constellations zodiacales puis diffusé par l’intermédiaire du Soleil (notre étoile) à la totalité du système solaire. L’énergie ainsi transmise est teintée du rayon 2, rayon d’âme du Soleil. C’est pour cela que l’on dit que notre système solaire est un système d’amour, le Rayon 2 étant le rayon d’amour-sagesse. Notre soleil faisant partie d’une constellation de sept étoiles majeures, on comprendra que sur les autres systèmes solaires, le processus est le même, seul le rayon d’âme de l’étoile change.
Dans l’univers, tout est multiple de sept. Il y a sept planètes majeures (chacune d’un rayon spécifique) dans le système solaire, le soleil fait partie d’une constellation de 7 étoiles, constellation qui fait partie d’un ensemble de 7 constellations… La terre est une planète mineure de rayon 3 au sein du système solaire.


Chaque constellation zodiacale est donc teintée d’une ou plusieurs qualités de rayon (en fonction de son appartenance à tel ou tel triangle de constellations). Le Bélier par exemple est empreint des rayons 1 et 7, le Taureau du rayon 4… Cela donne une note particulière à chaque signe et, de ce fait, douze énergies particulières diffusées par l’intermédiaire du soleil tout au long de l’année. L’énergie en application sur terre à l’instant T est celle de la constellation qui se trouve dans l’axe Terre Soleil (comme le symbolise la flèche grise du schéma ci-dessous).

16 février 2012

Astrologie fondamentale : Les Gémeaux dans la relation

I  Les pommes d’or des Hespérides


Le mythe :

A l’ouverture de la troisième porte, on ordonna à Hercule de rapporter les pommes sacrées du jardin des Hespérides. Ce dernier demanda son chemin à son instructeur qui ne put lui répondre car ce n’est pas ainsi que l’on trouve les fruits. Il lui révéla toutefois deux choses : un dragon à cent têtes ainsi que trois jeunes femmes veillent sur l’arbre et en prennent soin. Il lui apprit aussi la présence de cinq épreuves, sur le chemin, permettant de grandir en sagesse.
Hercule s’engagea dans sa quête sans prétention de réussite ni d’échec. Nul ne put l’aider car nul ne savait où se trouvait l’arbre. Il le chercha en tout lieux sans succès. L’instructeur envoya Nérée (que l’on nommait l’ancien de la mer) pour l’aider, mais Hercule ne reconnut pas en lui un messager et ne comprit pas la sagesse de ses dires.
Reprenant ses recherches, Hercule croisa le serpent Antée et fût vaincu aisément par l’animal. Persuadé que le serpent gardait l’arbre, Hercule lutta de toute ses forces mais sans succès. Enfant, il avait pourtant vaincu un serpent à mains nues dans son berceau ! Ne comprenant pas d’où venait sa faute, il lutta encore, saisit le serpent, le souleva dans les airs et en fut victorieux. Antée lui promit de s’opposer à nouveau à lui par delà la huitième porte.
Hercule rencontra par la suite le perfide Busiris, fils des eaux, maitre dans l’art de l’illusion et aux dires d’apparente sagesse. Hercule crut les paroles du fils de Poséidon et le pris pour le maitre qu’il n’était pas. Lui obéissant aveuglément, il faiblissait de jour en jour. Lentement, Busiris le soumit à sa volonté et finit par l’enchainer à un autel. Alors qu’il luttait pour se libérer, Hercule se souvint des paroles de Nérée : « la vérité est en nous même. Puise dans cette force et cette sagesse intérieure, héréditaires ». Apres une année de captivité, Hercule se releva, brisa ses chaînes et attacha Busiris à l’autel.
Il poursuivit son chemin et fut attiré par des cris de détresse. Il hésita, craignant de retarder sa quête s’il portait assistance à cette personne visiblement dans le besoin. Les cris le menèrent à Prométhée enchainé à un rocher, des vautours lui arrachant le foie. Hercule chassa les oiseaux et brisa les chaînes. Il prit soin du blessé jusqu’à sa guérison puis continua son voyage.
Sur les indications d’un pèlerin, il se dirigea vers de hautes montagnes, vit enfin l’objet de sa recherche et pressa le pas. Mais, sur le chemin, se trouvait Atlas qui chancelait sous le poids du monde. Il ne demandait pas d’aide mais la souffrance se lisait sur son visage. Hercule en oublia jusqu’aux fruits sacrés et pris le fardeau du monde des épaules d’Atlas pour le transférer sur les siennes. Fermant les yeux, les muscles tendus par l’effort, le fardeau glissa des épaules d’Hercule libérant ainsi les deux hommes.
Ouvrant les yeux, il vit le géant, qui lui offrait des pommes d’or. Trois sœurs lui tendaient elles aussi des pommes. Aglaé, qui lui dit : « Le chemin est ponctué par des actes d’amour, seul le service conduit jusqu’à nous ». Erythéia, lui donna une pomme sur laquelle était gravé le mot service. « Souviens-toi de ceci » lui dit-elle. Hespéris, lui dit avec clarté « va de l’avant et sert ; foule le sentier des serviteurs du monde ».
Hercule rendit les pommes aux sœurs pour ceux qui passeraient après lui et s’en retourna d’où il était venu. Il se présenta devant son instructeur pour lui rendre compte de l’accomplissement de sa quête. « Va et retrouve moi par delà la quatrième porte ».


Analyse du mythe :

Le premier fait marquant de cette épreuve est qu’elle n’est pas limitée dans l’espace. La recherche des pommes d’or doit s’effectuer sur le plan physique mais le champ de recherche n’est pas défini comme dans les deux premiers tests. Nous nous souvenons de la contrée dans laquelle sévissaient les cavales et des îles de Crête où résidait le Taureau sacré.
La recherche porte sur l’arbre sacré et les pommes d’or des Hespérides. Ce mythe n’est pas sans rappeler celui de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, l’arbre de l’Eden. En effet, ces deux arbres sont l’allégorie de la découverte du mental par l’homme. La vision du bien étant le mental tourné vers l’âme et la vision du mal celle du mental tourné vers les formes. Cette symbolique est aussi présente dans le mythe d’Avalon, l’île des pommes ou Arthur se fit porter afin d’y être soigné. La pomme étant pour les celtes le moyen de conserver un contact avec l’Autre Monde, soit la représentation symbolique du mental. Cette quête est donc bien celle de la recherche de l’âme (seul le mental nous mène à sa perception) depuis le plan physique. C’est l’unité dans la dualité âme/corps qui est recherchée ici.

Les cinq épreuves vont être les cinq rencontres majeures qui ponctuent les recherches d’Hercule (Nérée, Antée, Busiris, Prométhée et Atlas). Lors de chacune de ses rencontres, Hercule va devoir percevoir en l’autre l’éclat du divin (comme le lui a enseigné l’épreuve du Taureau). Le véritable travail Gémeau pour Hercule va être d’établir de justes relations sur le plan physique, entre individualités. On remarquera l’évolution au cours des rencontres que va faire Hercule sur son chemin.
Tout d’abord Nérée qu’il ne perçoit pas, ce n’est qu’après qu’il se souviendra des paroles de Nérée mais sur le moment il ne voit qu’un vieil homme. Nérée représente l’instructeur intérieur : l’âme.
Puis viennent Antée et Busiris auxquels il va être confronté lutant longtemps pour dissiper les mirages qu’ils ont semés. Dans un premier temps l’illusion de l’insurmontable, de l’invincibilité d’Antée. Puis ensuite Busiris qui se substituait au maitre intérieur, qui l’éloignait du cheminement vers l’âme. Busiris représente le soi inferieur.
Ensuite vient Prométhée, mais l’hésitation d’Hercule est toujours présente. Il l’aidera finalement en dépit de sa quête.
Quand Hercule rencontre Atlas, la relation est juste tout comme la perception qu’il a de lui. Hercule entre en état de service et agit dans de justes relations, réalisant ce qui doit être fait. Il est libéré des mirages. Les interrelations que va vivre Hercule sont de plus en plus proches de l’état de service, jusqu’à l’atteindre et trouver ainsi les pommes d’or.

Il est intéressant de noter que dans les Gémeaux se trouvent deux étoiles du nom de Castor et Pollux. Elles représentent les deux aspects de l’homme, l’un immortel : l’âme, et l’autre mortel : la personnalité. On peut d’ailleurs constater, en astronomie, que l’éclat de castor diminue avec le temps et celui de Pollux (immortel) augmente. Cet effet représente bien la croissance du soi supérieur au dépend du soi inférieur La gémellité représentée dans ce signe se retrouve dans les mythes de Remus et Romulus ou encore Abel et Caïn. L’un meurt et l’autre vit. L’âme Immortelle et le corps Mortel.


II Les Gémeaux

Ce signe vient à la suite du Bélier et du Taureau et clôt le cycle printanier. Il est en application sur le plan physique, le travail en Bélier étant localisé dans le plan mental et le travail en Taureau dans le plan émotionnel. Comme expliqué dans les exposés précédents, le Bélier a initié le mouvement, établi le plan de route et le taureau a généré l’aspiration à progresser par le biais du désir. Les gémeaux appliquent au plan physique les intentions développées dans les signes précédents. Ils développent ainsi le relationnel entre Esprit et Matière, Ame et Personnalité, nous et les autres, nous et le plan global…
Les Gémeaux sont un signe de dualité. Ils vont gérer les relations entre le haut et le bas, entre ce qui est immortel (l’essence de vie) et ce qui est mortel (son véhicule).


Relation au niveau microcosmique et macrocosmique


La relation atomique     :


La relation au sein d’un atome existe du fait du mouvement de l’électron par rapport au noyau. L’absence de mouvement entrainerait un crash de l’électron sur le noyau. 



La relation planétaire et stellaire :


La lune tourne autour de la terre au même titre que l’électron autour de son noyau. On peut aussi constater que l’ensemble Terre/lune tourne autour du soleil (se constat s’étend bien évidemment à la totalité des planètes et satellites de notre système solaire). Ce schéma, aussi simple soit-il nous démontre que la relation entre individu et ensemble est régie par le mouvement. Tout comme précédemment, la cessation du mouvement entrainerait un crash.

Si les relations des règnes inférieurs et des règnes supérieurs sont régies par le mouvement, qu’en est-il des relations entre individus (ou entre individus et ensembles) dans le règne humain ?



Les différents états magnétiques




La relation à soi

La dualité :

« La dualité, qui est la contradiction de l'unité, en est aussi la conséquence. »
Charles Baudelaire

Nous vivons dans un monde de dualité. Le vrai ne peut exister sans le faux, le beau sans le laid, la vie sans la mort, la paix sans la guerre, moi et ce qui n’est pas moi.
Les gémeaux nous rappellent que ce monde est dualité. Nous sommes esprit et matière, corps et âme. Ils nous rappellent aussi que cette dualité n’est pas synonyme de séparation mais bel et bien deux états distincts issus d’un même dénominateur commun. Le monde occidental fait bien trop souvent cet amalgame. Nombreux sont ceux qui cherchent à devenir un être spirituel au détriment de l’incarnation. Si on recherche la richesse on engendre la pauvreté ! Si l’on convoite la victoire, on engendre la défaite.
On voit un bon exemple de ce séparatisme occidental dans l’histoire de cette américaine qui rend visite à une tribu d’Aborigènes. Elle demande à l’ancien quels sont les jeux des enfants. L’ancien prend une grande feuille d’arbre et la déchire en plusieurs morceaux, les enfants par la suite essayant de la reconstituer. L’ancien demande à son tour à cette femme quel sont les jeux pratiqués par les enfants chez elle. Elle fait mettre les enfants en ligne et courir jusqu’à un arbre désignant le premier arrivé à l’arbre comme vainqueur. L’ancien lui dit que son jeu n’est pas bien, il y a un seul gagnant.
Que retenir de cette histoire ? Nous sommes en présence de deux cultures de niveau de conscience différent. L’aborigène est proche de l’homme animal, il ne vit et ne se définit que par l’ensemble. Sa vision des choses englobe le tout. L’américaine, vit le séparatisme, la fin de l’involution. Elle ne prend en compte que la partie dissociée de l’ensemble qui l’intéresse. Qui a raison ? Les deux !
L’âme est unité et pourtant, elle va se diviser, s’individualiser, descendre dans la matière afin de pouvoir l’élever vibratoirement. L’aborigène perçoit une vérité d’ensemble que l’américaine doit percevoir à nouveau. L’individualisation a généré une façon de penser séparatiste. Cela donne matière à comparaison et établi des champs d’expérimentations. La richesse d’une relation dépend entre autre des diversités qui la compose.


Symbole du collectif Esprit/Matière :

Nous sommes un collectif. Je ne suis ici qu’une impulsion en rapport avec vous et reste avant tout un participant. Ce que j’écris ici est lié à la relation que nous avons mise en place. Il n’y a ni maitre ni élève ou alors vous êtres autant mes élèves que mes maitres… Le symbole choisi pour ce collectif est très représentatif du gémeau d’où sa présentation dans cette conférence.

La méditation nourrit le lien entre ce qui est fini, l’incarnation et ce qui est infini, l’Ame. Le Gémeau nous rappelle que nous sommes ces deux états, nous sommes corps et esprit. L’évolution consciente n’est en aucun cas l’abandon de ce qui est terrestre pour ce qui est spirituel mais bel et bien un travail de concert, d’ensemble.


La relation entre individus

Le mot communication vient du latin communicatio : mis en commun. Quand deux personnes sont en relation, on dit qu’ils communiquent et quand ils se font la tête on dit que la communication est rompue. Le propre d’une relation entre deux individus est typiquement ce concept de mise en commun.


Nous avons, sur le schéma juste au dessus, la représentation de deux ensembles polarisés et du mouvement relationnel qui les lie. Comme pour l’électron ou les planètes, le mouvement prévaut à la relation et c’est par ce mouvement que A est en juste relation avec B.
Si l’on efface ce mouvement, si on le dissipe, nous allons nous retrouver dans les mêmes situations magnétiques de répulsion ou d’attraction. Que veut dire dissiper le mouvement ? C’est se focaliser sur une polarité A qui pense à A sans prendre B en considération ou encore A qui pense à B sans se prendre en considération. De ce focus sur la polarisation va naitre l’opposition, rejet, violence, rupture ou l’attraction assimilation, amalgamation. On peut retrouver cela chez des personnes totalement assimilées à leur entreprise ou à leur conjoint.
Pour vivre de justes relations, il est donc nécessaire de se focaliser sur ce mouvement et le nourrir.

« Si on te frappe sur la joue droite, prends des leçons de karaté »
Mafalda

Voila un bel exemple de polarisation… Les paroles de Jésus rapportées dans la bible « si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends lui aussi la gauche » avaient pour le père Pascal un sens bien particulier. Il entendait en cela, tends lui la joue gauche afin qu’il y dépose un baiser, laisse une ouverture au pardon. J’y vois un sens quelque peu différent : quelques soient les actes d’autrui (bon ou mauvais), ne le définis pas par ses actes, ne lui colle pas d’étiquette.
Les étiquettes sont du niveau de la polarisation. Si chaque fois que je vais voir mon supérieur hiérarchique je me dis « quel con celui là » comment puis-je espérer entretenir, un jour, de justes relations avec lui. Les bonnes étiquettes sont à traiter de la même façon. Si je me dis « elle est géniale, j’adore cette fille… » Comment entretenir une juste relation ? Un homme qui bade une femme (action consistant à laisser choir sa mâchoire au sol) dès qu’il la voit entretient-il de justes relations avec elle ? Si j’ai des attentes envers autrui, une fois de plus je retombe dans la polarisation, et une fois de plus je n’entretiens pas ce mouvement relationnel.
Tout ce que nous vivons entre individus ou ensembles doit se baser sur le relationnel. Je n’ai pas d’ami mais des relations d’amitié, je n’ai pas d’amoureux je vis une relation amoureuse, je ne suis pas en conflit avec autrui, on a vécu une relation conflictuelle. A nous de nourrir, entretenir ou rétablir le mouvement qui nous mène à de justes relations.

L’autre, autant que moi, fait partie de la relation, il est important de le réaliser. Si je parle pour m’écouter parler ou laisse parler l’autre sans m’impliquer la relation est faussée. Il faut tendre vers l’autre, tendre à devenir, à considérer l’autre. Un philosophe contemporain dit à ce sujet : « ce n’est pas moi qui parle, c’est nous qui parlons » J-C Van Damme. Ce que je dis, ce que j’écris, ce que je pense, n’est pas fait dans le vide mais au sein d’une relation vécue.
Le collectif Esprit-Matière que j’anime ici est un fait de collaboration, pas un rapport Enseignant / enseignés !  J’apprends autant de vous que vous de moi. Je remets en question chaque concept, chaque connaissance que je propose. Sans cette relation, cela ne serait pas fait, je n’apprendrais pas. C’est en incluant l’autre dans la relation autour de cet enseignement que l’enseignement prend vie, existe. De fait, ce mouvement préexiste à la forme qu’il habite (ce collectif).

Au sein d’un groupe, l’attitude à adopter est la même. Il est nécessaire de se décentrer, nous sommes un élément du groupe tout autant qu’une individualité. Nous retrouvons ici la dualité qui caractérise les gémeaux. Or dans la relation Esprit / Matière nous sommes autant l’un que l’autre. Notre but n’est pas de devenir le groupe mais de tendre vers lui en restant une individualité. Ainsi que nous l’avons vu avec le symbole du méditant, le but est de travailler de concert, nous sommes des participants ! L’assimilation au groupe tout comme dans la relation entre deux individus est le fruit d’une relation détériorée. On peut observer cela dans les phénomènes de débordement dans certaines manifestations de groupe. Des personnes qui, individuellement, n’auraient pas dépassé certaines limites convenues (état d’ivresse, casse de vitrines, altercations…) suivent une dynamique de groupe sans identité propre.


Evolution au sein des Gémeaux

Homme animal : L’homme au sortir du règne animal aura dans les gémeaux des relations pour avoir des relations. Il restera très en surface et va vouloir s’entendre bien avec tout le monde.
Homme en involution : Dans l’individualisation des gémeaux apparait l’illusion de la liberté. Cette sensation est liée au fait que l’homme fuit les étiquettes. De ce fait, il ne sait pas se définir clairement. Ces personnes seront souvent éparpillées et s’engageront avec difficulté.
Homme évolué : L’homme évolué remet du mouvement là où il n’y en a plus en apparence, il interagit avec autrui en tant que participant d’un tout, d’une relation. Dans la méditation, il réconcilie ce qui est en haut et ce qui est en bas. AAB écrit sur les Gémeaux : l’âme dit « Je reconnais mon autre moi, et dans l’effacement de ce moi, je croîs et lui ».

18 octobre 2011

Chakras : Etats de conscience

Contrairement à la présentation que l’on fait généralement des chakras, je placerai le premier chakra au sommet de la tête. La raison de cette représentation est liée tout simplement au point de vue de l’observateur. Nous observons les chakras depuis ce qui leur a donné vie (l’Esprit), non depuis une résultante (la forme).
Pour rappel, la localisation des chakras dans la forme se trouve dans la tête et la colonne vertébrale (bien qu’ils soient représentés sur le torse). Ils sont situés au niveau de la fontanelle, du chiasme optique, de la carotide, du cœur, du plexus solaire, du nombril et du coccyx (nous garderons cette représentation mnémotechnique, voir schéma).

Les chakras coronal (1), de la gorge (3) et du cœur (4) forment la triade spirituelle. Ils sont en lien avec les trois aspects supérieurs que nous avons évoqués dans l’homme fondamental : la volonté puissance (1), l’amour sagesse (4) et l’intelligence de vie (3). Le premier chakra étant souvent représenté (dans les icones du passé) par une auréole ou une flamme autour de la tête, on comprend la raison pour laquelle nous l’appelons chakra coronal.
Le chakra de la gorge (2) représente la manifestation de la personnalité intégrée. Il est l’applicatif au sein de la matière de l’aspect volonté puissance soit  lié au mental.
Les chakras 1 et 2 représentent le dieu manifesté. La tête est donc le siège de l’expression du plan et de son application
Les chakras du plexus solaire (5), ombilical (6) et racine (7) représentent la triade de la personnalité. Le chakra 5 est l’applicatif de l’aspect Intelligence de vie (lié au corps physique), le chakra 6 est l’applicatif de l’aspect amour sagesse (lié au corps émotionnel) et le chakra 7 est le point d’interrelation entre l’âme et la forme.


L’activité des chakras dépend de nos états de conscience. Si, par exemple, nous avons conscience de l’unité entre les individus et de l’Amour qui les lie, le 4e chakra émettra à sa juste intensité. Un chakra peut être sous-actif tout comme il peut être sur-actif. La suractivité étant un dérèglement au même titre que la sous activité.
Regardons un peu plus en détail quel état de conscience interagit avec quel chakra :

1 – chakra Coronal
Etat de conscience relatif : ouverture d’esprit
Suractivité : dépendant au spirituel, intellectualisation des choses
Sous activité : hermétique à la spiritualité, pensées rigides 

2 – chakra du 3e Œil
Etat de conscience relatif : Perspicacité et intuition
Suractivité : vit dans un monde imaginaire
Sous activité : pense peu par lui-même (influencé par l’extérieur)

3 – chakra de la Gorge
Etat de conscience relatif : Interrelation/Relationnel
Suractivité : Extraversion, domine les conversations, mauvais auditeur
Sous activité : Introversion, personne réservée

4 – chakra du Cœur
Etat de conscience relatif : Compassion
Suractivité : Amour étouffant et égoïste
Sous activité : froid, distant

5 – chakra du Plexus Solaire
Etat de conscience relatif : Affirmation de soi
Suractivité : Dominant, Agressif
Sous activité : Passif, absence de volonté
6 – Chakra Ombilical
Etat de conscience relatif : Rapport au matériel et sexualité harmonieux
Suractivité : sexualité exacerbée, sur créativité, matérialisme
Sous activité : sexualité inhibée, absence de créativité matérielle
7 – Chakra racine
Etat de conscience relatif : Habite la forme
Suractivité : Résistant aux changements, Ego et matérialisme développés
Sous activité : Craintif, laisser-aller

Les sentiers ésotériques :

Le dernier point que nous aborderons sera les sentiers et les transferts.
Les sentiers sont les groupes de chakras liés à l’avancement d’un individu au cours de son évolution. A.A.Baley distingue 3 sentiers :


Le sentier de l’évolution représente la phase d’involution de la personne, phase pendant laquelle l’individu n’a pas conscience de l’existence de l’âme ou de quoi que se soit de supérieur.
Le sentier du disciple représente la phase d’évolution et le travail en interrelation avec l’âme.
Le sentier de l’initiation représente la fin de l’évolution et le travail en interrelation avec le plan.

Transferts et évolution :

A cette représentation s’ajoute celle des transferts des centres. Nous entendrons le mot Transfert dans le sens de transfert de l’attention de l’individu ou de sa focalisation.
Le premier transfert survient dans la période d’entrée dans l’évolution.

17 octobre 2011

De l'existence de l'âme à la forme

L’âme est l’accoucheuse des formes. De ce fait, toute forme a une existence, une ossature, énergétique. On peut donc, comme en physique, assumer que tout est énergie. L’âme est le fruit de la relation entre l’Esprit et la Matière. L’Esprit a pour symbolique le côté masculin et le +. La matière est quant à elle symbolisée par le côté féminin et le -. L’âme résulte de la relation entre Esprit et Matière. Il est important de noter qu’il n’existe qu’une seule âme qui va se diviser, se parceller au sein de la Matière. Nous parlerons donc d’individualité dans le sens de parcelle d’âme telle que nous l’avons abordée dans le Taureau.
Afin de générer une individualité, l’âme va concevoir plusieurs corps (individualisés eux aussi) : un corps mental, un corps émotionnel et un corps physique subtil que nous appellerons corps étherique. C’est dans ce dernier corps que nous nous construisons physiquement et c’est dans ce corps que résident les chakras. Notre corps physique dense n’est qu’un agglomérat de matière dans ce ’’cocon’’ énergétique et autour des chakras.

Approche scientifique de l'énergie

Du chercheur à la découverte :
Les découvertes scientifiques ne sont qu’une perception partielle d’une loi fondamentale. On peut, donc, dire que nous n’inventons rien. Nous révélons juste des connaissances existantes. On peut ainsi annoncer que nous ne sommes pas propriétaires de nos découvertes, nous en sommes tout au plus les ’’révélateurs’’. Une découverte n’est pas le fruit du travail d’un seul homme mais bel et bien de l’état de conscience collectif.
Le résultat d’une recherche est donc le fruit de son ’’révélateur’’ mais aussi de toutes les personnes qui cherchaient dans cette même voie ainsi que toutes les personnes qui désiraient cette découverte. Le désir de comprendre comment fonctionne l’univers est l’un des facteurs qui nous a permis d’en apprendre autant.
Les quelques principes qui vont suivre sont des vulgarisations de démonstrations scientifiques liées à l’énergie. Ces vérités, comme toute vérité, sont partielles. Nous avons déjà abordé ce qu’est une vérité dans un précédent exposé. Ces principes sont la conséquence de phénomènes que nous avons déjà en partie abordés tel que la circulation de l’énergie dans un corps, la résistance de la Matières… D’autres lois scientifiques pourraient s’ajouter à celles décrites ici mais nous n’aborderons que cet échantillon pour l’instant.  

De l’origine de l’univers :
La science nous explique que l’univers n’était au début qu’une masse compacte de forte chaleur et de puissant rayonnement. Le bigbang n’est autre que l’explosion de cette masse. Il note le début de l’expansion de l’univers. Les formes telles que les étoiles et les galaxies sont nées bien après le point dit 0 de l’univers.
Le fond diffus cosmologique est le  rayonnement résiduel observé après avoir soustrait toutes les sources d’énergie (étoiles). Bien qu’étant un rayonnement fossile de basse température et peu énergétique, le fond diffus cosmologique n’en demeure pas moins la plus grande forme d’énergie électromagnétique de l’univers. 96 % de l’énergie existant sous forme de photons est dans le rayonnement fossile. Les 4% restant regroupent le rayonnement des étoiles et du gaz froid dans les galaxies.

Relativité et énergie :
La loi de la relativité nous explique que tout corps de masse m a une énergie telle que E=mc2 (c étant la vitesse de la lumière). Il est démontré, par le biais de cette formule, que 20g de matière contiendraient autant d’énergie que celle produite par la première bombe atomique. Ceci démontre que nous sommes loin d’exploiter la totalité de l’énergie mis à notre disposition.

Loi d’Ohm :
U=RI. La tension est une différence de potentiel. La résistance influe sur l’Intensité. Plus elle est élevée, plus l’Intensité est faible. Tout corps (Résistance) traversé par un courant (Intensité) génère un champ magnétique. Comme nous l’avons déjà évoqué, le corps humain est parcouru par de multiples courants électriques donc, de ce fait, par des champs magnétiques.
Plasma :
Ce quatrième état de la matière représente 99% de ce qui nous entoure. Le Soleil est un plasma tout comme les éclairs et les aurores boréales.
L’homme reproduit artificiellement des plasmas en appliquant suffisamment d’énergie à un champ gazeux pour le muter en fluide conducteur. Pour ce faire, nous générons un champ électromagnétique entre une anode (+) et une cathode (-)