14 mai 2012

Les Formes

Au sein de certains exposés, il va souvent être question de formes et de vie formelle (à travers les formes). Il est donc important de définir ce qu’est une forme avant de poursuivre plus avant. Nous avons déjà abordé les formes de façon très succincte dans un précédent exposé dont le schéma ci-dessous est tiré.



Forme :
Du latin forma, littéralement « ensemble des caractéristiques extérieures de quelque chose ».
Wikipédia


L’Ame est le fruit de la rencontre entre Esprit et Matière. Afin d’œuvrer au sein de la matière, elle va engendrer des formes. C’est par le biais de ces dernières que le travail de mise en lumière de la Matière pourra s’effectuer.
Quelles sont ces formes ?
On distingue dans un premier temps toutes formes physiques émotionnelles et mentales comme par exemple un corps humain, un loisir et l’éducation. On voit très bien l’évolution au sein de ces formes qui nous développent. L’évolution du corps humain (de la naissance à sa mort), le développement émotionnel et l’éducation personnelle. Sur une plus grande échelle, on peut identifier comme formes (ici aussi à titre d’exemple) la structure géométrique au sein du règne minéral, des phénomènes émotionnels mondiaux comme la haine raciale et l’émergence de l’éducation systématique. On voit ici des formes individualisées et des formes plus globales.
On distinguera aussi comme formes tout ce qui a trait au milieu ambiant dans lequel nous évoluons. La famille, le quartier, l’entreprise, le pays… Il est intéressant de noter ici que l’âme choisit sa famille au moment de l’incarnation. Elle se dirigera forcément vers une famille traitant la problématique principale qui la concerne (juste rapport avec l’énergie, juste expression émotionnelle, juste rapports humains dominant/dominé…). On peut retrouver au sein de sa famille proche (père et mère) la problématique première qui nous a poussés à nous incarner en son sein. Le plus grand défaut que l’on reconnait à ses parents (et particulièrement lors de notre adolescence) est la problématique première pour laquelle nous nous sommes incarnés. Il est important de noter que cette problématique se résoudra dans cette vie ou une prochaine voire qu’elle est déjà résolue (ce qui entrainerait l’émergence d’une nouvelle problématique familiale, et ainsi de suite). La constitution d’une nouvelle cellule familiale (le couple) est axée sur cette même problématique, l’autre cherchant aussi à résoudre ce même problème en collaboration. On entendra souvent dire que certains parents sont diamétralement opposés ce à quoi nous pouvons répondre que celui qui dépense sans compter et l’avare ont tout deux la même problématique à traiter.
On peut aussi considérer l’aura, le corps physique de l’âme comme un autre forme qui n’entre pas dans les deux catégories précédemment citées.

L’humain s’est souvent considéré comme étant (formellement) l’état le plus évolué toutes espèces confondues. Cette croyance est le propre de l’individualisation qui donne du pouvoir aux formes. Les dires tels que ceux de Gustave Flaubert (auteur de Madame Bovary) : « De la forme naît l’idée » nous démontrent l’importance donnée aux formes. Une idée est quelque chose qui découle d’une loi fondamentale. C’est portée par l’âme que l’idée s’incarne dans le monde formel et non l’inverse. La perception de cette dimension de l’Esprit qui nait avec l’évolution de l’homme permet d’affirmer : « de l’idée naît la forme » !

Pour finir, le signe astrologique symbolisant la prise de forme (l’incarnation) est le Cancer. Le sujet de la forme y sera à nouveau évoqué.

19 avril 2012

Rayons : du Tout à la Terre

Il y a une grande conscience, une grande vie à l’origine de tout. Cette vie se décline en sept rayons, sept qualités fondamentales imprégnant toutes formes. Au niveau du système solaire, les sept rayons sont transmis par le biais des sept étoiles de la grande ourse, chaque rayon étant relayé par le biais de trois constellations zodiacales puis diffusé par l’intermédiaire du Soleil (notre étoile) à la totalité du système solaire. L’énergie ainsi transmise est teintée du rayon 2, rayon d’âme du Soleil. C’est pour cela que l’on dit que notre système solaire est un système d’amour, le Rayon 2 étant le rayon d’amour-sagesse. Notre soleil faisant partie d’une constellation de sept étoiles majeures, on comprendra que sur les autres systèmes solaires, le processus est le même, seul le rayon d’âme de l’étoile change.
Dans l’univers, tout est multiple de sept. Il y a sept planètes majeures (chacune d’un rayon spécifique) dans le système solaire, le soleil fait partie d’une constellation de 7 étoiles, constellation qui fait partie d’un ensemble de 7 constellations… La terre est une planète mineure de rayon 3 au sein du système solaire.


Chaque constellation zodiacale est donc teintée d’une ou plusieurs qualités de rayon (en fonction de son appartenance à tel ou tel triangle de constellations). Le Bélier par exemple est empreint des rayons 1 et 7, le Taureau du rayon 4… Cela donne une note particulière à chaque signe et, de ce fait, douze énergies particulières diffusées par l’intermédiaire du soleil tout au long de l’année. L’énergie en application sur terre à l’instant T est celle de la constellation qui se trouve dans l’axe Terre Soleil (comme le symbolise la flèche grise du schéma ci-dessous).

16 février 2012

Astrologie fondamentale : Les Gémeaux dans la relation

I  Les pommes d’or des Hespérides


Le mythe :

A l’ouverture de la troisième porte, on ordonna à Hercule de rapporter les pommes sacrées du jardin des Hespérides. Ce dernier demanda son chemin à son instructeur qui ne put lui répondre car ce n’est pas ainsi que l’on trouve les fruits. Il lui révéla toutefois deux choses : un dragon à cent têtes ainsi que trois jeunes femmes veillent sur l’arbre et en prennent soin. Il lui apprit aussi la présence de cinq épreuves, sur le chemin, permettant de grandir en sagesse.
Hercule s’engagea dans sa quête sans prétention de réussite ni d’échec. Nul ne put l’aider car nul ne savait où se trouvait l’arbre. Il le chercha en tout lieux sans succès. L’instructeur envoya Nérée (que l’on nommait l’ancien de la mer) pour l’aider, mais Hercule ne reconnut pas en lui un messager et ne comprit pas la sagesse de ses dires.
Reprenant ses recherches, Hercule croisa le serpent Antée et fût vaincu aisément par l’animal. Persuadé que le serpent gardait l’arbre, Hercule lutta de toute ses forces mais sans succès. Enfant, il avait pourtant vaincu un serpent à mains nues dans son berceau ! Ne comprenant pas d’où venait sa faute, il lutta encore, saisit le serpent, le souleva dans les airs et en fut victorieux. Antée lui promit de s’opposer à nouveau à lui par delà la huitième porte.
Hercule rencontra par la suite le perfide Busiris, fils des eaux, maitre dans l’art de l’illusion et aux dires d’apparente sagesse. Hercule crut les paroles du fils de Poséidon et le pris pour le maitre qu’il n’était pas. Lui obéissant aveuglément, il faiblissait de jour en jour. Lentement, Busiris le soumit à sa volonté et finit par l’enchainer à un autel. Alors qu’il luttait pour se libérer, Hercule se souvint des paroles de Nérée : « la vérité est en nous même. Puise dans cette force et cette sagesse intérieure, héréditaires ». Apres une année de captivité, Hercule se releva, brisa ses chaînes et attacha Busiris à l’autel.
Il poursuivit son chemin et fut attiré par des cris de détresse. Il hésita, craignant de retarder sa quête s’il portait assistance à cette personne visiblement dans le besoin. Les cris le menèrent à Prométhée enchainé à un rocher, des vautours lui arrachant le foie. Hercule chassa les oiseaux et brisa les chaînes. Il prit soin du blessé jusqu’à sa guérison puis continua son voyage.
Sur les indications d’un pèlerin, il se dirigea vers de hautes montagnes, vit enfin l’objet de sa recherche et pressa le pas. Mais, sur le chemin, se trouvait Atlas qui chancelait sous le poids du monde. Il ne demandait pas d’aide mais la souffrance se lisait sur son visage. Hercule en oublia jusqu’aux fruits sacrés et pris le fardeau du monde des épaules d’Atlas pour le transférer sur les siennes. Fermant les yeux, les muscles tendus par l’effort, le fardeau glissa des épaules d’Hercule libérant ainsi les deux hommes.
Ouvrant les yeux, il vit le géant, qui lui offrait des pommes d’or. Trois sœurs lui tendaient elles aussi des pommes. Aglaé, qui lui dit : « Le chemin est ponctué par des actes d’amour, seul le service conduit jusqu’à nous ». Erythéia, lui donna une pomme sur laquelle était gravé le mot service. « Souviens-toi de ceci » lui dit-elle. Hespéris, lui dit avec clarté « va de l’avant et sert ; foule le sentier des serviteurs du monde ».
Hercule rendit les pommes aux sœurs pour ceux qui passeraient après lui et s’en retourna d’où il était venu. Il se présenta devant son instructeur pour lui rendre compte de l’accomplissement de sa quête. « Va et retrouve moi par delà la quatrième porte ».


Analyse du mythe :

Le premier fait marquant de cette épreuve est qu’elle n’est pas limitée dans l’espace. La recherche des pommes d’or doit s’effectuer sur le plan physique mais le champ de recherche n’est pas défini comme dans les deux premiers tests. Nous nous souvenons de la contrée dans laquelle sévissaient les cavales et des îles de Crête où résidait le Taureau sacré.
La recherche porte sur l’arbre sacré et les pommes d’or des Hespérides. Ce mythe n’est pas sans rappeler celui de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, l’arbre de l’Eden. En effet, ces deux arbres sont l’allégorie de la découverte du mental par l’homme. La vision du bien étant le mental tourné vers l’âme et la vision du mal celle du mental tourné vers les formes. Cette symbolique est aussi présente dans le mythe d’Avalon, l’île des pommes ou Arthur se fit porter afin d’y être soigné. La pomme étant pour les celtes le moyen de conserver un contact avec l’Autre Monde, soit la représentation symbolique du mental. Cette quête est donc bien celle de la recherche de l’âme (seul le mental nous mène à sa perception) depuis le plan physique. C’est l’unité dans la dualité âme/corps qui est recherchée ici.

Les cinq épreuves vont être les cinq rencontres majeures qui ponctuent les recherches d’Hercule (Nérée, Antée, Busiris, Prométhée et Atlas). Lors de chacune de ses rencontres, Hercule va devoir percevoir en l’autre l’éclat du divin (comme le lui a enseigné l’épreuve du Taureau). Le véritable travail Gémeau pour Hercule va être d’établir de justes relations sur le plan physique, entre individualités. On remarquera l’évolution au cours des rencontres que va faire Hercule sur son chemin.
Tout d’abord Nérée qu’il ne perçoit pas, ce n’est qu’après qu’il se souviendra des paroles de Nérée mais sur le moment il ne voit qu’un vieil homme. Nérée représente l’instructeur intérieur : l’âme.
Puis viennent Antée et Busiris auxquels il va être confronté lutant longtemps pour dissiper les mirages qu’ils ont semés. Dans un premier temps l’illusion de l’insurmontable, de l’invincibilité d’Antée. Puis ensuite Busiris qui se substituait au maitre intérieur, qui l’éloignait du cheminement vers l’âme. Busiris représente le soi inferieur.
Ensuite vient Prométhée, mais l’hésitation d’Hercule est toujours présente. Il l’aidera finalement en dépit de sa quête.
Quand Hercule rencontre Atlas, la relation est juste tout comme la perception qu’il a de lui. Hercule entre en état de service et agit dans de justes relations, réalisant ce qui doit être fait. Il est libéré des mirages. Les interrelations que va vivre Hercule sont de plus en plus proches de l’état de service, jusqu’à l’atteindre et trouver ainsi les pommes d’or.

Il est intéressant de noter que dans les Gémeaux se trouvent deux étoiles du nom de Castor et Pollux. Elles représentent les deux aspects de l’homme, l’un immortel : l’âme, et l’autre mortel : la personnalité. On peut d’ailleurs constater, en astronomie, que l’éclat de castor diminue avec le temps et celui de Pollux (immortel) augmente. Cet effet représente bien la croissance du soi supérieur au dépend du soi inférieur La gémellité représentée dans ce signe se retrouve dans les mythes de Remus et Romulus ou encore Abel et Caïn. L’un meurt et l’autre vit. L’âme Immortelle et le corps Mortel.


II Les Gémeaux

Ce signe vient à la suite du Bélier et du Taureau et clôt le cycle printanier. Il est en application sur le plan physique, le travail en Bélier étant localisé dans le plan mental et le travail en Taureau dans le plan émotionnel. Comme expliqué dans les exposés précédents, le Bélier a initié le mouvement, établi le plan de route et le taureau a généré l’aspiration à progresser par le biais du désir. Les gémeaux appliquent au plan physique les intentions développées dans les signes précédents. Ils développent ainsi le relationnel entre Esprit et Matière, Ame et Personnalité, nous et les autres, nous et le plan global…
Les Gémeaux sont un signe de dualité. Ils vont gérer les relations entre le haut et le bas, entre ce qui est immortel (l’essence de vie) et ce qui est mortel (son véhicule).


Relation au niveau microcosmique et macrocosmique


La relation atomique     :


La relation au sein d’un atome existe du fait du mouvement de l’électron par rapport au noyau. L’absence de mouvement entrainerait un crash de l’électron sur le noyau. 



La relation planétaire et stellaire :


La lune tourne autour de la terre au même titre que l’électron autour de son noyau. On peut aussi constater que l’ensemble Terre/lune tourne autour du soleil (se constat s’étend bien évidemment à la totalité des planètes et satellites de notre système solaire). Ce schéma, aussi simple soit-il nous démontre que la relation entre individu et ensemble est régie par le mouvement. Tout comme précédemment, la cessation du mouvement entrainerait un crash.

Si les relations des règnes inférieurs et des règnes supérieurs sont régies par le mouvement, qu’en est-il des relations entre individus (ou entre individus et ensembles) dans le règne humain ?



Les différents états magnétiques




La relation à soi

La dualité :

« La dualité, qui est la contradiction de l'unité, en est aussi la conséquence. »
Charles Baudelaire

Nous vivons dans un monde de dualité. Le vrai ne peut exister sans le faux, le beau sans le laid, la vie sans la mort, la paix sans la guerre, moi et ce qui n’est pas moi.
Les gémeaux nous rappellent que ce monde est dualité. Nous sommes esprit et matière, corps et âme. Ils nous rappellent aussi que cette dualité n’est pas synonyme de séparation mais bel et bien deux états distincts issus d’un même dénominateur commun. Le monde occidental fait bien trop souvent cet amalgame. Nombreux sont ceux qui cherchent à devenir un être spirituel au détriment de l’incarnation. Si on recherche la richesse on engendre la pauvreté ! Si l’on convoite la victoire, on engendre la défaite.
On voit un bon exemple de ce séparatisme occidental dans l’histoire de cette américaine qui rend visite à une tribu d’Aborigènes. Elle demande à l’ancien quels sont les jeux des enfants. L’ancien prend une grande feuille d’arbre et la déchire en plusieurs morceaux, les enfants par la suite essayant de la reconstituer. L’ancien demande à son tour à cette femme quel sont les jeux pratiqués par les enfants chez elle. Elle fait mettre les enfants en ligne et courir jusqu’à un arbre désignant le premier arrivé à l’arbre comme vainqueur. L’ancien lui dit que son jeu n’est pas bien, il y a un seul gagnant.
Que retenir de cette histoire ? Nous sommes en présence de deux cultures de niveau de conscience différent. L’aborigène est proche de l’homme animal, il ne vit et ne se définit que par l’ensemble. Sa vision des choses englobe le tout. L’américaine, vit le séparatisme, la fin de l’involution. Elle ne prend en compte que la partie dissociée de l’ensemble qui l’intéresse. Qui a raison ? Les deux !
L’âme est unité et pourtant, elle va se diviser, s’individualiser, descendre dans la matière afin de pouvoir l’élever vibratoirement. L’aborigène perçoit une vérité d’ensemble que l’américaine doit percevoir à nouveau. L’individualisation a généré une façon de penser séparatiste. Cela donne matière à comparaison et établi des champs d’expérimentations. La richesse d’une relation dépend entre autre des diversités qui la compose.


Symbole du collectif Esprit/Matière :

Nous sommes un collectif. Je ne suis ici qu’une impulsion en rapport avec vous et reste avant tout un participant. Ce que j’écris ici est lié à la relation que nous avons mise en place. Il n’y a ni maitre ni élève ou alors vous êtres autant mes élèves que mes maitres… Le symbole choisi pour ce collectif est très représentatif du gémeau d’où sa présentation dans cette conférence.

La méditation nourrit le lien entre ce qui est fini, l’incarnation et ce qui est infini, l’Ame. Le Gémeau nous rappelle que nous sommes ces deux états, nous sommes corps et esprit. L’évolution consciente n’est en aucun cas l’abandon de ce qui est terrestre pour ce qui est spirituel mais bel et bien un travail de concert, d’ensemble.


La relation entre individus

Le mot communication vient du latin communicatio : mis en commun. Quand deux personnes sont en relation, on dit qu’ils communiquent et quand ils se font la tête on dit que la communication est rompue. Le propre d’une relation entre deux individus est typiquement ce concept de mise en commun.


Nous avons, sur le schéma juste au dessus, la représentation de deux ensembles polarisés et du mouvement relationnel qui les lie. Comme pour l’électron ou les planètes, le mouvement prévaut à la relation et c’est par ce mouvement que A est en juste relation avec B.
Si l’on efface ce mouvement, si on le dissipe, nous allons nous retrouver dans les mêmes situations magnétiques de répulsion ou d’attraction. Que veut dire dissiper le mouvement ? C’est se focaliser sur une polarité A qui pense à A sans prendre B en considération ou encore A qui pense à B sans se prendre en considération. De ce focus sur la polarisation va naitre l’opposition, rejet, violence, rupture ou l’attraction assimilation, amalgamation. On peut retrouver cela chez des personnes totalement assimilées à leur entreprise ou à leur conjoint.
Pour vivre de justes relations, il est donc nécessaire de se focaliser sur ce mouvement et le nourrir.

« Si on te frappe sur la joue droite, prends des leçons de karaté »
Mafalda

Voila un bel exemple de polarisation… Les paroles de Jésus rapportées dans la bible « si quelqu’un te frappe sur la joue droite, tends lui aussi la gauche » avaient pour le père Pascal un sens bien particulier. Il entendait en cela, tends lui la joue gauche afin qu’il y dépose un baiser, laisse une ouverture au pardon. J’y vois un sens quelque peu différent : quelques soient les actes d’autrui (bon ou mauvais), ne le définis pas par ses actes, ne lui colle pas d’étiquette.
Les étiquettes sont du niveau de la polarisation. Si chaque fois que je vais voir mon supérieur hiérarchique je me dis « quel con celui là » comment puis-je espérer entretenir, un jour, de justes relations avec lui. Les bonnes étiquettes sont à traiter de la même façon. Si je me dis « elle est géniale, j’adore cette fille… » Comment entretenir une juste relation ? Un homme qui bade une femme (action consistant à laisser choir sa mâchoire au sol) dès qu’il la voit entretient-il de justes relations avec elle ? Si j’ai des attentes envers autrui, une fois de plus je retombe dans la polarisation, et une fois de plus je n’entretiens pas ce mouvement relationnel.
Tout ce que nous vivons entre individus ou ensembles doit se baser sur le relationnel. Je n’ai pas d’ami mais des relations d’amitié, je n’ai pas d’amoureux je vis une relation amoureuse, je ne suis pas en conflit avec autrui, on a vécu une relation conflictuelle. A nous de nourrir, entretenir ou rétablir le mouvement qui nous mène à de justes relations.

L’autre, autant que moi, fait partie de la relation, il est important de le réaliser. Si je parle pour m’écouter parler ou laisse parler l’autre sans m’impliquer la relation est faussée. Il faut tendre vers l’autre, tendre à devenir, à considérer l’autre. Un philosophe contemporain dit à ce sujet : « ce n’est pas moi qui parle, c’est nous qui parlons » J-C Van Damme. Ce que je dis, ce que j’écris, ce que je pense, n’est pas fait dans le vide mais au sein d’une relation vécue.
Le collectif Esprit-Matière que j’anime ici est un fait de collaboration, pas un rapport Enseignant / enseignés !  J’apprends autant de vous que vous de moi. Je remets en question chaque concept, chaque connaissance que je propose. Sans cette relation, cela ne serait pas fait, je n’apprendrais pas. C’est en incluant l’autre dans la relation autour de cet enseignement que l’enseignement prend vie, existe. De fait, ce mouvement préexiste à la forme qu’il habite (ce collectif).

Au sein d’un groupe, l’attitude à adopter est la même. Il est nécessaire de se décentrer, nous sommes un élément du groupe tout autant qu’une individualité. Nous retrouvons ici la dualité qui caractérise les gémeaux. Or dans la relation Esprit / Matière nous sommes autant l’un que l’autre. Notre but n’est pas de devenir le groupe mais de tendre vers lui en restant une individualité. Ainsi que nous l’avons vu avec le symbole du méditant, le but est de travailler de concert, nous sommes des participants ! L’assimilation au groupe tout comme dans la relation entre deux individus est le fruit d’une relation détériorée. On peut observer cela dans les phénomènes de débordement dans certaines manifestations de groupe. Des personnes qui, individuellement, n’auraient pas dépassé certaines limites convenues (état d’ivresse, casse de vitrines, altercations…) suivent une dynamique de groupe sans identité propre.


Evolution au sein des Gémeaux

Homme animal : L’homme au sortir du règne animal aura dans les gémeaux des relations pour avoir des relations. Il restera très en surface et va vouloir s’entendre bien avec tout le monde.
Homme en involution : Dans l’individualisation des gémeaux apparait l’illusion de la liberté. Cette sensation est liée au fait que l’homme fuit les étiquettes. De ce fait, il ne sait pas se définir clairement. Ces personnes seront souvent éparpillées et s’engageront avec difficulté.
Homme évolué : L’homme évolué remet du mouvement là où il n’y en a plus en apparence, il interagit avec autrui en tant que participant d’un tout, d’une relation. Dans la méditation, il réconcilie ce qui est en haut et ce qui est en bas. AAB écrit sur les Gémeaux : l’âme dit « Je reconnais mon autre moi, et dans l’effacement de ce moi, je croîs et lui ».

18 octobre 2011

Chakras : Etats de conscience

Contrairement à la présentation que l’on fait généralement des chakras, je placerai le premier chakra au sommet de la tête. La raison de cette représentation est liée tout simplement au point de vue de l’observateur. Nous observons les chakras depuis ce qui leur a donné vie (l’Esprit), non depuis une résultante (la forme).
Pour rappel, la localisation des chakras dans la forme se trouve dans la tête et la colonne vertébrale (bien qu’ils soient représentés sur le torse). Ils sont situés au niveau de la fontanelle, du chiasme optique, de la carotide, du cœur, du plexus solaire, du nombril et du coccyx (nous garderons cette représentation mnémotechnique, voir schéma).

Les chakras coronal (1), de la gorge (3) et du cœur (4) forment la triade spirituelle. Ils sont en lien avec les trois aspects supérieurs que nous avons évoqués dans l’homme fondamental : la volonté puissance (1), l’amour sagesse (4) et l’intelligence de vie (3). Le premier chakra étant souvent représenté (dans les icones du passé) par une auréole ou une flamme autour de la tête, on comprend la raison pour laquelle nous l’appelons chakra coronal.
Le chakra de la gorge (2) représente la manifestation de la personnalité intégrée. Il est l’applicatif au sein de la matière de l’aspect volonté puissance soit  lié au mental.
Les chakras 1 et 2 représentent le dieu manifesté. La tête est donc le siège de l’expression du plan et de son application
Les chakras du plexus solaire (5), ombilical (6) et racine (7) représentent la triade de la personnalité. Le chakra 5 est l’applicatif de l’aspect Intelligence de vie (lié au corps physique), le chakra 6 est l’applicatif de l’aspect amour sagesse (lié au corps émotionnel) et le chakra 7 est le point d’interrelation entre l’âme et la forme.


L’activité des chakras dépend de nos états de conscience. Si, par exemple, nous avons conscience de l’unité entre les individus et de l’Amour qui les lie, le 4e chakra émettra à sa juste intensité. Un chakra peut être sous-actif tout comme il peut être sur-actif. La suractivité étant un dérèglement au même titre que la sous activité.
Regardons un peu plus en détail quel état de conscience interagit avec quel chakra :

1 – chakra Coronal
Etat de conscience relatif : ouverture d’esprit
Suractivité : dépendant au spirituel, intellectualisation des choses
Sous activité : hermétique à la spiritualité, pensées rigides 

2 – chakra du 3e Œil
Etat de conscience relatif : Perspicacité et intuition
Suractivité : vit dans un monde imaginaire
Sous activité : pense peu par lui-même (influencé par l’extérieur)

3 – chakra de la Gorge
Etat de conscience relatif : Interrelation/Relationnel
Suractivité : Extraversion, domine les conversations, mauvais auditeur
Sous activité : Introversion, personne réservée

4 – chakra du Cœur
Etat de conscience relatif : Compassion
Suractivité : Amour étouffant et égoïste
Sous activité : froid, distant

5 – chakra du Plexus Solaire
Etat de conscience relatif : Affirmation de soi
Suractivité : Dominant, Agressif
Sous activité : Passif, absence de volonté
6 – Chakra Ombilical
Etat de conscience relatif : Rapport au matériel et sexualité harmonieux
Suractivité : sexualité exacerbée, sur créativité, matérialisme
Sous activité : sexualité inhibée, absence de créativité matérielle
7 – Chakra racine
Etat de conscience relatif : Habite la forme
Suractivité : Résistant aux changements, Ego et matérialisme développés
Sous activité : Craintif, laisser-aller

Les sentiers ésotériques :

Le dernier point que nous aborderons sera les sentiers et les transferts.
Les sentiers sont les groupes de chakras liés à l’avancement d’un individu au cours de son évolution. A.A.Baley distingue 3 sentiers :


Le sentier de l’évolution représente la phase d’involution de la personne, phase pendant laquelle l’individu n’a pas conscience de l’existence de l’âme ou de quoi que se soit de supérieur.
Le sentier du disciple représente la phase d’évolution et le travail en interrelation avec l’âme.
Le sentier de l’initiation représente la fin de l’évolution et le travail en interrelation avec le plan.

Transferts et évolution :

A cette représentation s’ajoute celle des transferts des centres. Nous entendrons le mot Transfert dans le sens de transfert de l’attention de l’individu ou de sa focalisation.
Le premier transfert survient dans la période d’entrée dans l’évolution.

17 octobre 2011

De l'existence de l'âme à la forme

L’âme est l’accoucheuse des formes. De ce fait, toute forme a une existence, une ossature, énergétique. On peut donc, comme en physique, assumer que tout est énergie. L’âme est le fruit de la relation entre l’Esprit et la Matière. L’Esprit a pour symbolique le côté masculin et le +. La matière est quant à elle symbolisée par le côté féminin et le -. L’âme résulte de la relation entre Esprit et Matière. Il est important de noter qu’il n’existe qu’une seule âme qui va se diviser, se parceller au sein de la Matière. Nous parlerons donc d’individualité dans le sens de parcelle d’âme telle que nous l’avons abordée dans le Taureau.
Afin de générer une individualité, l’âme va concevoir plusieurs corps (individualisés eux aussi) : un corps mental, un corps émotionnel et un corps physique subtil que nous appellerons corps étherique. C’est dans ce dernier corps que nous nous construisons physiquement et c’est dans ce corps que résident les chakras. Notre corps physique dense n’est qu’un agglomérat de matière dans ce ’’cocon’’ énergétique et autour des chakras.

Approche scientifique de l'énergie

Du chercheur à la découverte :
Les découvertes scientifiques ne sont qu’une perception partielle d’une loi fondamentale. On peut, donc, dire que nous n’inventons rien. Nous révélons juste des connaissances existantes. On peut ainsi annoncer que nous ne sommes pas propriétaires de nos découvertes, nous en sommes tout au plus les ’’révélateurs’’. Une découverte n’est pas le fruit du travail d’un seul homme mais bel et bien de l’état de conscience collectif.
Le résultat d’une recherche est donc le fruit de son ’’révélateur’’ mais aussi de toutes les personnes qui cherchaient dans cette même voie ainsi que toutes les personnes qui désiraient cette découverte. Le désir de comprendre comment fonctionne l’univers est l’un des facteurs qui nous a permis d’en apprendre autant.
Les quelques principes qui vont suivre sont des vulgarisations de démonstrations scientifiques liées à l’énergie. Ces vérités, comme toute vérité, sont partielles. Nous avons déjà abordé ce qu’est une vérité dans un précédent exposé. Ces principes sont la conséquence de phénomènes que nous avons déjà en partie abordés tel que la circulation de l’énergie dans un corps, la résistance de la Matières… D’autres lois scientifiques pourraient s’ajouter à celles décrites ici mais nous n’aborderons que cet échantillon pour l’instant.  

De l’origine de l’univers :
La science nous explique que l’univers n’était au début qu’une masse compacte de forte chaleur et de puissant rayonnement. Le bigbang n’est autre que l’explosion de cette masse. Il note le début de l’expansion de l’univers. Les formes telles que les étoiles et les galaxies sont nées bien après le point dit 0 de l’univers.
Le fond diffus cosmologique est le  rayonnement résiduel observé après avoir soustrait toutes les sources d’énergie (étoiles). Bien qu’étant un rayonnement fossile de basse température et peu énergétique, le fond diffus cosmologique n’en demeure pas moins la plus grande forme d’énergie électromagnétique de l’univers. 96 % de l’énergie existant sous forme de photons est dans le rayonnement fossile. Les 4% restant regroupent le rayonnement des étoiles et du gaz froid dans les galaxies.

Relativité et énergie :
La loi de la relativité nous explique que tout corps de masse m a une énergie telle que E=mc2 (c étant la vitesse de la lumière). Il est démontré, par le biais de cette formule, que 20g de matière contiendraient autant d’énergie que celle produite par la première bombe atomique. Ceci démontre que nous sommes loin d’exploiter la totalité de l’énergie mis à notre disposition.

Loi d’Ohm :
U=RI. La tension est une différence de potentiel. La résistance influe sur l’Intensité. Plus elle est élevée, plus l’Intensité est faible. Tout corps (Résistance) traversé par un courant (Intensité) génère un champ magnétique. Comme nous l’avons déjà évoqué, le corps humain est parcouru par de multiples courants électriques donc, de ce fait, par des champs magnétiques.
Plasma :
Ce quatrième état de la matière représente 99% de ce qui nous entoure. Le Soleil est un plasma tout comme les éclairs et les aurores boréales.
L’homme reproduit artificiellement des plasmas en appliquant suffisamment d’énergie à un champ gazeux pour le muter en fluide conducteur. Pour ce faire, nous générons un champ électromagnétique entre une anode (+) et une cathode (-)

12 juillet 2011

Astrologie fondamentale : Le Taureau et la clairvoyance

I - Le mythe d’hercule et la capture du Taureau de Crète

Le mythe :

Pour cette deuxième épreuve il fût demandé à Hercule de ramener le Taureau sacré de Crète. Conscient du besoin d’accomplir sa tâche, il se mit en route vers le royaume de Minos, roi de Crète et gardien du Taureau. Hercule, guidé par l’étoile qu’il voyait  briller sur le front du Taureau, traqua l’animal. Cette lumière fût le seul guide d’Hercule dans sa chasse solitaire.
L’animal capturé, Hercule monta sur son dos et le chevaucha jusqu’à l’île des cyclopes. Il fit cela dans le dans le but de le remettre aux trois gouverneurs cyclopes : Brontès, Stéropès et Argès. Ces derniers allèrent à la rencontre d’Hercule afin de le questionner sur les raisons de sa venue. Hercule leur expliqua sa tâche et que leur livrer le Taureau était le seul moyen de lui éviter le sacrifice désiré par Minos. « Qui t’a demandé de sauver le Taureau ? » lui demanda l’un des gouverneurs. « Je l’ai ressenti au fond de moi » fût sa réponse.
Hercule revint rendre compte de l’accomplissement de sa tâche auprès de son instructeur qui, le voyant arriver les mains vides, le questionna à ce sujet. Il expliqua alors les raisons qui le poussèrent à livrer le Taureau aux trois cyclopes et accomplir ainsi sa tâche. « Dans la lumière tu verras la lumière » répondit l’instructeur « le deuxième travail a été accompli ».


Signification :

L’étoile sur le front du taureau est Aldébaran, étoile assimilée à la lumière, l’illumination et le son. En ancienne Egypte, le taureau était appelé « Interprète de la Voix Divine ». La résultante du travail d’Hercule peut se traduire par la transcendance de la matière et, de ce fait l’illumination de l’éclat divin en son sein. Hercule voyant l’étoile représente donc la perception de l’être fondamental au sein du taureau, au delà de la forme ; la mise en lumière de la forme.

Le Taureau est en étroite relation avec le monde du désir. Symbole de la force créatrice, il nous parle d’interrelation entre les formes et ceux qui les construisent, d’attraction magnétique, de sexe.
Monter le Taureau est un symbole de maitrise. Hercule chevauchant et conduisant le Taureau symbolise ici sa maitrise du désir. L’âme agit de même avec la personnalité qui peut être assimilée à un taureau indompté. Une fois le taureau maîtrisé et conduit, elle peut agir dans de justes relations, guidée par le dessein global et, de fait, détachée du désir matériel. Quand le Taureau est remis aux cyclopes (symbolisation de l’âme), les trois aspects de l’esprit pourront se manifester. Brontès signifiant tonnerre et représentant ce qui doit être (la parole de Dieu), Stéropès signifiant foudre et représentant la lumière de l’âme et Arges signifiant activité tourbillonnante représentant l’activité de la vie en incarnation. Il est aisé de faire le parallèle entre les trois cyclopes et les trois intentions fondamentales de l’esprit (cf : l’être humain fondamental). Les trois cyclopes représentant donc la volonté universelle, l’unité et l’intelligence active. On voit ici un désir transformé par son élévation vers l’âme (ou l’esprit). En aucun cas le désir n’est détruit, endormi ou tué.   

Pour conclure, le travail d’Hercule consistait à voir la lumière dans le taureau, maîtriser et conduire ainsi ses désirs vers un aspect supérieur. Il atteint ainsi un niveau de maîtrise qui le détache du désir matériel, laissant ainsi le plan s’exprimer librement à travers lui.


II - Le Taureau

Le Taureau s’inscrit dans la suite du Bélier. Ces deux signes sont très complémentaires. Le Bélier est dans l’action et le Taureau dans le désir. Nous passons donc du crédo « agir pour exister » au crédo « avoir pour exister » ; ceci bien entendu au regard de leur aspect inferieur. Bélier et Taureau vont mettre en place les aspects que nous allons développer tout au long des autres signes.


Le thème du désir

« Désir :
Du latin désirerium (désir, envie, regret) déverbal de desiderare (regretter l’absence de, souhaiter).
Sens psychologique : le désir est une tendance devenue consciente d’elle-même, qui s’accompagne de la représentation du but à atteindre et souvent d’une volonté de mettre en œuvre des moyens d'atteindre ce but. »
Wikipédia

De cette définition se dégage le sens premier du Taureau. Le désir est l’élément moteur, sans désir nous stagnons. Le désir tel que nous le percevons est la résultante du désir de l’âme soit par extension de l’Esprit. Ce désir, que l’on va nommer désir fondamental n’est autre que l’aspiration de l’âme à descendre dans la matière et retrouver l’unité ainsi perdue en entrainant avec elle les formes transcendées. C’est l’union ou la réunion de l’Esprit et de la Matière.
Selon notre âge de conscience, la perception que nous aurons de ce désir va engendrer des tendances différentes. Vers l’individualisation dans la phase involutive, et vers l’unité dans la phase évolutive. Nous détaillerons cela ultérieurement.

Il est aussi intéressant de noter que les moyens d’atteindre le but désiré sont inhérents au désir lui-même. Le Taureau nous propose en effet un but ainsi que le moyen d’y parvenir. Ce signe est celui qui représente le mieux l’humanité et sa raison d’être.

Le désir est, en un sens, lié à la souffrance. Regret de ne pas posséder quelque chose, peur de manquer, angoisse de la perte… Ces ’’symptômes’’ s’amenuisent au fil de l’évolution jusqu’à ne plus être. Ils sont le fruit de la résistance de la matière à la transcendance. Bouddha disait qu’il faut transformer ses désirs et non les taire ou les détruire. Ces souffrances sont le fruit du manque de clairvoyance. Elles sont liées aux formes, non à la lumière qui les habite.
Par le passé (majoritairement du fait de l’église Catholique) on a voulu nous culpabiliser à l’égard du désir et du sexe. Il était mal de désirer un bien matériel, mal de prendre du plaisir par la chair, mal d’être gourmand... Il est intéressant de voir que ceux qui prêchaient cela initiaient au même moment des guerres de religion. Et qu’est-ce qu’une guerre sinon le désir d’imposer à l’autre notre volonté ou nos croyances ? Cette époque est révolue et ses grands acteurs cristallisent lentement.
L’Humanité est une entité qui se décline en plusieurs sous parties géographique de maturité de conscience différentes. On peut retrouver ce que l’Europe a vécu à travers le Christianisme dans le monde musulman actuel (port du voile, impositions religieuses, guerres de religion…). On voit clairement deux nations, deux populations distinctes qui, au même titre que deux individus, vivent à deux âges de conscience différents et de ce fait ont une interaction avec le désir différentes.


Et le sexe dans tout ca ?

Le sexe, l’interrelation donnant la vie, un besoin instinctif de création, attrait de la matière pour l’esprit. Il n’est que l’un des champs d’expression et d’expérimentation de l’âme.
Le sexe est ce qui engendre. Toute relation va engendrer quelque chose, autant au niveau matériel qu’au niveau ésotérique. Du fait du désir fondamental, l’âme s’incarne au sein de la matière dans le but de procréer. Le rapport entre âme et personnalité a un but d’unification, de retour de l’âme à l’esprit accompagné de la matière transcendée, de faire naitre cet état en la matière.
Dans cette relation, la matière est le champ d’expression de l’âme. Les Formes étant les réceptacles du travail de transcendance de l’âme. Ainsi, on comprend que tout est parcelle de Vie, tout est d’essence divine. Créer la vie prend ici tout son sens, ne se limitant plus au simple fait de donner naissance à un enfant, tout étant réceptacle de vie. Un homme d’église, le père Pascal, parlant des piliers du mariage Catholique, explique que la fécondité ne se limite pas au fait de donner naissance à un enfant. Il se considérait lui-même, et à juste titre, comme fécond dans sa relation aux autres.
Le sexe est un moyen d’expression de l’humanité. Interdire le sexe ou le restreindre c’est brider l’âme dans ses champs d’expérimentation et de travail. Une vie spirituelle, à quelque niveau que ce soit, n’est pas une vie coupée des formes et du sexe. N’oublions pas que Bouddha, Moise, Abraham, Marie et bien d’autres êtres spirituels avancés ont eu famille et enfants. Le plan s’exprime par le biais des désirs, brider l’un de ces champs d’expression c’est se brider soi même. Partant de ce constat, les pratiques homosexuelles ne peuvent être considérées comme contrenature ! Le sexe c’est l’unité mutuelle de polarités complémentaires. On comprendra que les pratiques déviantes sont celles qui ne tiennent pas compte de la mutualité au sein du sexe. Le sexe sans interrelation n’est autre que de la domination, de la soumission, de la violence.

« L’amour est la réponse, mais en attendant la réponse, le sexe soulève de bonnes questions. »
Woody Allen


Le sexe d’un point de vue physique, émotionnel et mental :

SEXE Physique : Impulsion animale dans un but procréateur ou dans son incapacité à résister à la séduction d’un partenaire potentiel.
SEXE Emotionnel : Relation guidée par la passion. Dépendance à l’autre individualisé.
SEXE Mental : Conscience d’un tout qui engendre ce qui doit être. Application de cette énergie de vie.


Evolution du désir :

« Le bonheur c’est un plat de frite supplémentaire »
Snoopy


Tout au long de la phase d’involution et d’évolution, la perception que l’on a du désir évolue.

L’homme animal passera d’un désir à un autre sans but précis, sans plan personnel ou global (comme nous l’avons vu dans le Bélier).

L’homme involué va s’identifier à ses possessions et, de fait, être affecté par les souffrances décrites plus haut. Le désir inférieur se définit part les mots Avoir, Acquérir, Prendre et Souffrir. Les désirs de l’homme involué, tout comme ses possessions, ne seront pas uniquement d’ordre matériel mais aussi émotionnel ou mental.
Le désir est source de plaisir égoïste accro à la société de consommation. Cette relation au désir matériel est la cause d’une grande partie des fléaux engendrés par l’humanité comme la surconsommation énergétique qui a généré la crise nucléaire ; le pouvoir de l’argent, raison pour laquelle nous passons la majeure partie de notre temps au travail…
Le désir émotionnel vient ensuite. Amoureux transis, besoin du couple, déprime du célibataire, souffrance de la séparation. La souffrance de l’absence, de la perte ou de la peur de perdre est plus qu’évidente à l’égard du désir émotionnel.
Le désir mental, plus subtil, est lié à la connaissance, le besoin d’instruction. Certaines personnes sont quasi incapables de quitter l’université pour rentrer dans la vie active, d’autres connaissent huit langues ou plus.

« Travailler pour gagner sa vie, OK. Mais pourquoi faut-il que cette vie qu’on gagne, il faille la gaspiller à travailler pour gagner sa vie ? »
Mafalda

La transition involution/évolution n’est pas un moment précis défini dans le temps. On ne se lève pas un matin, date anniversaire de l’âge de conscience, grand premier jour d’évolution. On assiste à une transformation progressive du désir, un désir de changement, une perte d’intérêt pour ce qui nous attirait auparavant. Repensez a votre vie passée et plutôt que de d’attribuer les changements à votre âge, pensez à l’évolution de vos désirs, de vos aspirations. Si l’on a cessé de draguer tout ce qui bouge, les journées shopping, les soirées arrosées… ce n’est pas forcément lié à l’âge de nos artères.
Cette étape de l’évolution du désir se traduit par la naissance d’idéaux. La justice pour tous ! Vive la liberté ! Non aux dictatures !… Ces idéaux ne sont pas sujets à la peur de la perte (ou rarement). Par contre, ils sont souvent liés au besoin de partage voire d’imposition. Du désir d’imposer notre savoir, notre culture, notre religion, nos idéaux nait la violence (tout comme pour le désir d’imposer son propre plan dans le bélier). Des guerres sont nées d’idéaux. De Greenpeace à l’église Catholique, tous avaient cette impulsion, ce désir de changer l’autre, de le ranger à sa cause. Et tous pensaient bien faire mais ne prenaient pas l’autre en considération. On pourrait croire cette phase transitoire tournée vers l’autre, vers le tout, mais on est ici encore en présence d’égocentrisme, d’égoïsme. On fait encore les choses par rapport à soi. Le ’’soi’’ pouvant représenter un groupuscule tout au plus. Quand j’ai commencé la méditation, il y a une phrase que je sortais parfois et qui n’a pas souvent été comprise : « je suis égoïste, j’aide les autres ». On peut aller vers les autres, œuvrer pour eux et être tourné vers soi. On peut éclairer les autres de nos vérités sans se soucier de ce qu’ils vivent et qu’ils ont à vivre.
Viennent ensuite le désir de se connaitre intérieurement, les réflexions sur l’âme, la méditation, la prière, Dieu mais aussi la réflexion, la lecture… Cette recherche de quelque chose de supérieur est une nouvelle forme de désir dans l’évolution.

L’homme évolué tend vers des valeurs de groupe. Il est dans la recherche de l’union entre l’âme et la personnalité en lui et en toute autre forme. Il agit pour l’ensemble et véhicule des valeurs planétaires. Ses désirs tendent vers le désir fondamental, il aspire à l’unité par le service non par la jouissance, le désir n’est plus synonyme de plaisir égoïste.
Alors se pose la question suivante : « Aider aide-t-il vraiment ? ». Si chacun a à vivre ce qui lui est proposé, si notre vie terrestre est le champ d’expérimentations de l’âme, son atelier à la transcendance, en aidant je nuis à ce qui a été mis en place, à cette expérience. Aider deviendrait un frein à l’évolution d’autrui ? En effet, aider peut nuire si l’on aide à trouver mais pas si l’on aide à chercher. Doit-on énoncer de grandes vérités qui ne peuvent être comprises ? Doit-on apporter des solutions sans s’étendre sur le cheminement qui y mène ? Pourquoi ne pas aider les individus à chercher à leur niveau au sein de l’unité ? Ainsi notre intervention se fait en conscience, dans de justes relations. De sorte que je ne me positionne pas en obstacle à l’évolution mais en facilitateur à la compréhension. L’état de service c’est servir l’ensemble pour l’ensemble. C’est un travail de coopération, d’interrelation, non d’individus distincts.
L’homme évolué recherche l’âme en toute chose et perçoit la valeur fondamentale à travers la forme, tout comme Hercule dans le Taureau. Il perçoit l’éclat du tout au delà des apparences et comprend la nécessité de l’autre et la nécessité d’avancer ensemble. On peut nommer cela la clairvoyance.

En fin d’évolution ce qui doit être apparait comme une évidence. L’homme évolué n’a plus de désir personnel mais il perçoit le désir du plan global et le met en application. Il perçoit l’éclat du tout en chaque forme. Il est à la fois conscience d’ensemble et individu.


III – Conclusion du Taureau

Les problèmes liés au taureau sont multiples. Société de consommation, manipulation des médias, guerres de religion, crise du pétrole… tous ces maux ont pour origine une perception trop basse du désir originel.
Le changement doit venir de nos perceptions. Il ne tient qu’à nous de chercher la lumière en chaque chose, de ne pas juger l’enveloppe. A nous de travailler de concert, d’être dans une mouvance d’ensemble, prendre conscience de la globalité. A. Bailey définit ainsi l’aspect supérieur du Taureau : « je vois et, quand l’œil est ouvert, tout est illuminé ».

Le Bélier nous a donné l’impulsion et l’orientation nécessaire. Le Taureau nous propose la mise en pratique de ce qui doit être.
Tout est question de perception !